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RD-CONGO: Le projet Inga III

Les offres de deux soumissionnaires restés en compétition dans le projet Inga III, ont été reçues par l’Agence pour la promotion, le développement et la mise en œuvre du projet Grand Inga (ADPI) à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

Les deux groupements d’entreprises en compétition sont un consortium chinois emmené par Three Gorges Corporation (gestionnaire du gigantesque barrage des Trois-Gorges en Chine) et un autre autour du groupe de BTP espagnol ACS. Ces deux soumissionnaires sont retenus pour assister le gouvernement à développer la phase A du projet grand Inga dénommé « Inga III ».

Vue aérienne du barrage hydroélectrique Inga 2
Vue aérienne du barrage hydroélectrique Inga 2

Le projet Inga III a été ressuscité en 2013, à la suite d’une promesse faite par l’Afrique du Sud d’acheter plus de la moitié de la production d’électricité du futur barrage (2 500 MW), assurant ainsi une viabilité financière au projet.

C’est en juin 2015 que le gouvernement rd-congolais a lancé les appels d’offres pour la réalisation de ce projet auprès des trois consortiums étrangers qui avaient été présélectionnés en 2010, dont les deux restés dans la course.

La construction d’Inga III doit, en principe, venir compléter les deux installations hydroélectriques qui existent actuellement sur le site d’Inga. La première installation Inga 1, mise en service en 1972 avec une capacité énergétique de 351 MW, et la seconde, Inga 2, mise en erve en 1982, avec une capacité énergétique de 1.424 MW.

Le 27 juillet dernier, la Banque Mondiale avait suspendu sa contribution financière au projet Inga III.

« Cette suspension fait suite fait suite à la décision du gouvernement de la RDC de donner au projet une orientation stratégique différente de celle qui avait été convenue en 2014 entre le gouvernement et la BM », avait rapporté un communiqué de cette institution.

En 2009 la RDC et la Chine avaient déjà signé un accord pour un partenariat gagnant-gagnant. Selon les termes du contrat, des entreprises chinoises étaient autorisées à exploiter les minerais, principalement dans l’ex-province du Katanga. En contrepartie, les entreprises chinoises devraient construire les infrastructures à travers la RDC.

Par Guylain Gustave Moke

Guylain Gustave Moke
Guylain Gustave Moke est un expert en affaires internationales (Sociales, économiques, culturelles et politiques), Analyste Politique, Écrivain et Chercheur de l’Université ''De MontFort University''- ( Actuellement à ''Birmingham University'') et président de l'Association: ''Africa Political Scientists Association''( Université de Birmingham).
http://www.presidentmoisekatumbi.com

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