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RD CONGO : Le G7 et l’UDPS rejettent le report des élections

Les forces politiques qui relèvent du Rassemblement ne vont pas se plier devant cette complaisance de la CENI vis-à-vis des thèses du pouvoir», a réagi Dieudonné Bolengetenge du G7, une plateforme membre du Rassemblement de l’opposition, à la projection de la CENI d’organiser les élections en décembre 2018.

«L’équipe du président Nangaa veut également nous habituer à l’idée que la CENI serait au-dessus de la constitution et des lois de la République, qu’elle tient l’obligation d’organiser les élections dans notre pays comme d’un ordre divin […], qu’elle n’a pas d’obligation vis-à-vis de la constitution», a dit Dieudonné Bolengetenge.

A la plénière du dialogue samedi dernier, Corneille Nangaa a annoncé la fin de l’enrôlement des électeurs en cours au 31 juillet 2017. Il s’en suivra une série d’opérations qui devront durer 504 jours et culminer sur la tenue de l’élection présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales. dialogue_congolais_1

Après l’intervention de Corneille Nangaa au dialogue, la Majorité présidentielle a estimé de son côté qu’il ne fallait pas politiser une question qui est d’abord technique. Pour elle, il faut s’en tenir à ce que dit la CENI, la seule institution constitutionnellement compétente en la matière.

Vital Kamerhe, chef de file de la frange de l’opposition présente au dialogue national a déclaré que sa famille politique acceptait le report de la convocation de l’électorat en 2017 tel que proposé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) quelques heures plus tôt.

« Nous sommes tous d’accord pour qu’on puisse convoquer l’électorat en 2017. C’est une première par rapport aux craintes que les uns et les autres exprimaient qu’on n’aura pas élections avant 2021. Voilà, l’élection sera convoquée en 2017 », a déclaré M. Kamerhe. Selon lui, la différence avec la proposition de la CENI est que l’opposition présente au dialogue veut ramener ce report à un mois et demi plus tôt, soit au 30 septembre 2017.

Par contre l’UDPS, le parti d’Etienne Tshisekedi, qui dirige également la grande coalition des opposants  du Rassemblement, qui a boycotté le Dialogue politique, se dit « pas surpris« .

« Nous ne sommes pas surpris par cette déclaration de la part de la CENI (…) on savait que Corneil Nangaa est un pion majeur dans le plan du glissement (…) notre position est claire, les élections doivent être organisées dans le délai constitutionnel (…) les propos de M. Nangaa n’engage ni l’UDPS, ni le peuple congolais« , déclare le Secrétaire Général de l’UDPS.

Pour lui, son parti n’acceptera pas un tel accord, appelant au vrai Dialogue et au départ du président Jospeh Kabila le 19 décembre 2016.

« Nous attendons le vrai Dialogue pour établir les responsabilités. Si aujourd’hui il est établi qu’il n’y aura pas les élections dans le délai constitutionnel, nous allons en tirer toutes les conséquences. Mais, quant au sort de M. Kabila (le président de la République), c’est connu il ne peut pas diriger ce pays au delà du 19 décembre« , fait savoir M. Kabund.

C’est désormais la date des élections qui est au cœur des négociations au sein du dialogue. Une commission restreinte se tiendra ce lundi 3 octobre pour essayer de trouver un terrain d’entente sur cette question.

Par Guylain Gustave Moke

Guylain Gustave Moke
Guylain Gustave Moke est un expert en affaires internationales (Sociales, économiques, culturelles et politiques), Analyste Politique, Écrivain et Chercheur de l’Université ''De MontFort University''- ( Actuellement à ''Birmingham University'') et président de l'Association: ''Africa Political Scientists Association''( Université de Birmingham).
http://www.presidentmoisekatumbi.com

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