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RD CONGO: Kabila réitère son soutien à la CENCO

Le président congolais a reçu lundi 5 décembre la Conférence épiscopale de République démocratique du Congo et réitère son soutien à la cenco dans sa mission politique.

Les évêques sont chargés de nouveau de rencontrer les responsables politiques n’ayant pas participé au dialogue et de les amener à accepter l’accord concernant les élections. Celui-ci prévoit un report de la présidentielle au moins jusqu’en avril 2018 et le maintien de l’actuel président à son poste jusqu’au prochain scrutin, alors que son second et dernier mandat en principe s’achève officiellement le 19 décembre. eveques_du_congo_a_kinshasa9

Le « Rassemblement » rejette pour l’heure ce compromis, tout en affirmant être ouvert à la médiation des évêques pour une sortie pacifique de la crise. Depuis des jours, le « Rassemblement » agite la menace des manifestations populaires le 19 décembre pour contraindre M. Kabila de quitter le pouvoir en cas d’échec de cette tentative de rapprochement menée par les évêques.

Les évêques catholiques de la République démocratique du Congo avainet déclaré vendredi craindre que le pays ne sombre dans « une situation incontrôlable » en l’absence d’un compromis politique avant la fin du mandat du président Kabila le 20 décembre.

« L’heure est grave », la Conférence épiscopale nationale du Congo (cenco), « prenant à témoin le peuple congolais et la communauté internationale en appelle à la responsabilité et à la bonne volonté politique des uns et des autres pour éviter à notre pays de sombrer dans une situation incontrôlable », a déclaré l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la cenco lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

L’appel des évêques intervenait après plusieurs semaines de médiation entre le « Rassemblement » et la majorité au pouvoir et une frange minoritaire de l’opposition ayant participé au « dialogue national » en septembre.

La réponse de Jospeh Kabila est donc arrivée lundi. A l’issue de la rencontre, le président a réitéré son attachement à la Constitution et à l’accord politique signé au mois d’octobre avec une partie de l’opposition. Il a précisé que les observations des uns et des autres pouvaient faire l’objet de discussions pour éventuellement enrichir cet accord. Le chef de l’Etat a demandé enfin que des appels à l’apaisement soient lancés par les groupes prônant actuellement le recours à la violence.

La cenco estime que, autour d’une table, un compromis politique est encore possible si les parties prenantes s’y engagent et font preuve de bonne volonté. La cenco a recommandé des échanges directs sur plusieurs points, notamment le respect de la Constitution, le calendrier ou encore le fonctionnement des institutions pendant la transition, c’est-à-dire au moins jusqu’en avril 2018.

Par Guylain Gustave Moke

Louis Doulon
Luis Doulon est rédacteur au site presidentmoisekatumbi.com
http://www.presidentmoisekatumbi.com
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