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RD CONGO: Le gouvernement rejette le rapport de l’ONU

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a réagi après un rapport des nations Unies accusant les forces de l’ordre d’avoir délibérément tué des manifestants. D’après l’ONU, au moins 40 civils ont perdu la vie au cours de ces événements alors que Kinshasa avance un bilan de 31 victimes.

Kinshasa rejette totalement ce rapport et parle de nouvelles fabriquées qui auraient pour but de nuire aux autorités congolaises. « Le gouvernement ne peut s’empêcher d’y noter une série d’approximations délibérées et de contre-vérités qui transparaissent dans les parties du rapport », a laissé entendre Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais. 

A son avis, « l’essentiel était seulement de discréditer les institutions judiciaires, politiques et sécuritaires de la République démocratique du Congo et non pas de faire triompher la justice et le droit au bénéfice de ces malheureuses victimes».

L’ONU a accusé mercredi dans un rapport les forces de défense et de sécurité de la République démocratique du Congo (RDC) d’avoir fait « un usage excessif et disproportionné de la force » en décembre 2016 contre des manifestants qui s’opposaient au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

Entre le 15 et le 31 décembre 2016, au moins 40 personnes ont été tuées et 147 autres blessées dans plusieurs villes de RDC, selon ce rapport publié par le rapport du Bureau conjoint de l’ONU aux droits de l’Homme en RDC (BCNUDH).  Les manifestants protestaient contre le maintien au pouvoir de M. Kabila dont le mandat a expiré le 20 décembre.

Selon ce rapport, « la plupart des victimes étaient des civils non armés, blessés par balle au niveau des parties supérieures du corps » résultant d’un « usage disproportionné de la force et de l’utilisation de balles réelles par les forces de défense et de sécurité, en particulier l’armée, dont les soldats de la Garde républicaine et de la police militaire, qui ne sont ni équipés ni entrainés pour les opérations de gestion des foules ».

Le rapport indique également qu’à la même période au moins 917 personnes ont été arrêtées par les agents de l’État dans tout le pays. Le BCNUDH considère que « la plupart des personnes détenues ont été arrêtées alors qu’elles manifestaient pacifiquement, exerçant légitimement leur droit de réunion pacifique ». Le BCNUDH écrit par ailleurs n’avoir eu connaissance « d’aucune mesure prise par les autorités pour enquêter et poursuivre de manière efficace les auteurs de (ces) violations ».

Le BCNUDH s’est dit « préoccupé par le manque de coopération des autorités congolaises, illustré par le refus d’accès aux centres de détention militaires et de l’ANR (Agence nationale des renseignements), aux hôpitaux et aux morgues, où de nombreuses victimes de violations présumées des droits de l’homme ont été amenées » pendant ces événements.

Par Guylain Gustave Moke

Guylain Gustave Moke
Guylain Gustave Moke est un expert en affaires internationales (Sociales, économiques, culturelles et politiques), Analyste Politique, Écrivain et Chercheur de l’Université ''De MontFort University''- ( Actuellement à ''Birmingham University'') et président de l'Association: ''Africa Political Scientists Association''( Université de Birmingham).
http://www.presidentmoisekatumbi.com

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