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RD-CONGO: Quand le gouvernement finance seul le processus électoral

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) s’engage à financer seul l’ensemble du processus électoral, a affirmé jeudi à la presse le co-modérateur de la Majorité Présidentielle (MP) au dialogue politique, Alexis thambwe mwamba.

Le co-modérateur de la Majorité Présidentielle (MP) au dialogue politique, Alexis Thambwe Mwamba.
Le co-modérateur de la Majorité Présidentielle (MP) au dialogue politique, Alexis thambwe mwamba.

« Aujourd’hui, la MP et son gouvernement considèrent que les élections, c’est la priorité absolue. Je vous signale que la RDC va financer seule l’ensemble du processus électoral et va y mettre tous les moyens », a déclaré M. Mwamba.

Selon la Commission électorale nationale indépendante (CENI), il faut plus d’un milliard de dollars américains pour une bonne organisation des prochaines élections en RDC. Plusieurs partenaires avaient promis de contribuer mais jusqu’ici rien n’a été fait.

« Nous sommes majeurs et nous ne voulons pas de chantage. Nous allons donc revoir l’ensemble des priorités nationales. Nous allons bloquer la construction des routes, le réaménagement du chemin de fer, réduire le nombre d’écoles nouvelles et d’hôpitaux », a poursuivi M. Mwamba.

La décision du gouvernement sur le financement du processus électoral intervient au moment où l’opposition exige une certaine garantie pour poursuivre les travaux du dialogue national politique.

L’opposition principale,  »Le Rassemblement », voit dans cette déclaration une manière délibérée á retarder les échéances électorales en République Démocratique du Congo á une date ultérieure.

L’impasse politique que traverse la RDC tire son origine á la manque de volonté du gouvernement d’organiser la présidentielle dans un délai constitutionnel, forçant ainsi le glissement. D’ailleurs une de résolutions du dialogue, mercredi, confirmait sur une séquence des élections: présidentielle, législative et provinciale, dans une date ultérieure; le gouvernement tente par cette déclaration de préparer ou fixer l’opinion publique sur une éventuelle transition ultra-constitutionnelle au déla du 20 Decembre, avec leur suzerain, Joseph Kabila.

Lundi dernier, la majorité a souhaité que les prochaines échéances électorales commencent par les élections locales et se terminent par la présidentielle. Mais du côté de l’opposition, on a estimé que la première élection qui doit être organisée après la révision du fichier électoral est la présidentielle.

Mercredi dans la soirée, les délégués de l’opposition fantôme et de la majorité participant au dialogue, sous la conduite du facilitateur Edem Kodjo, ont trouvé un consensus pour organiser au premier plan l’élection présidentielle après l’enrôlement d’électeur.

Ce jeudi, à la cité de l’Union Africaine (UA) à Kinshasa, les travaux se sont poursuivis en commission. Selon des sources proches de la facilitation, le forum national va se clôturer samedi et les recommandations seront remises au président Joseph Kabila.

L’impasse politique que traverse la République Démocratique, un pays qui n’a jamais connu une transition pacifique au pouvoir depuis 1960, risque de plonger le pays dans un cycle de violence, á une guerre civile qu’a connu le pays entre 1996-2003, occasionnant de millions de morts.

Par Guylain Gustave Moke

Analyste Politique

Président du G7RDC-Angleterre

Louis Doulon
Luis Doulon est rédacteur au site presidentmoisekatumbi.com
http://www.presidentmoisekatumbi.com
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